État du développement

Situation en Allemagne

Pour l’instant,  la biomasse représente 8,4 % de la consommation finale d’énergie et constitue ce faisant l’énergie renouvelable la plus fortement représentée à ce titre en Allemagne. En 2011, la biomasse assurait 6,1 % de la production totale d’électricité en Allemagne et constituait ce fai-sant derrière l’énergie éolienne la deuxième plus importante énergie renouvelable.
En 2011, la biomasse a été en mesure de couvrir 10,1 % de la consommation de chaleur en Alle-magne et 5,5 % de la consommation de carburant au départ de biocarburants.  Au total, la bio-masse sous toutes ses formes (solide, liquide, gazeuse, carburant) a participé à concurrence de 67,4 % à la production d’énergie totale assurée par les énergies renouvelables. 

Les centrales servant à produire de l’électricité et de la chaleur se répartissent sur l’ensemble du territoire. Au total, l’Allemagne a produit en 2011 de l’énergie électrique à concurrence de 31 920 GWh au départ de la biomasse et de 4 950 GWh au départ de la partie biogène des dé-chets. Pour ce faire, la puissance installée allemande était de 5 479 MW pour la biomasse et de 1 700 MW pour la partie biogène des déchets.


La situation en Rhénanie-Palatinat

674 GWh d’énergie électrique ont été produits en Rhénanie-Palatinat en 2010. Entre 2006 et 2010, la production d’électricité par la biomasse a largement progressé et ce secteur a connu un accroissement de 45 %. Cela correspond à 209 GWh.

L’étude a déterminé les potentiels d’utilisation de la biomasse pour la circonscription de Kaiser-slautern. 34 pourcent des potentiels disponibles à court terme reviennent à l’agriculture, 35 pourcent à l’industrie et à l’artisanat (principalement de la graisse usagée des communes asso-ciées de Weilerbach) et 15 pourcent à la sylviculture. Si ce potentiel était exploité, l’utilisation de la biomasse pourrait couvrir cinq pourcent de la consommation d’énergie primaire de la circons-cription.

Le parc des énergies de Morbach

L’étude a soumis l’idée de combiner sur un même site l’éolien, le photovoltaïque et la biomasse et de rendre ce projet phare accessible au public. Par la suite, une installation de biogaz d’une puissance de 500 kW électrique et 700 kW thermique a été installée sur le parc des énergies de Morbach. Elle utilise exclusivement des matières premières renouvelables régionales. L’électricité produite est injectée sur le réseau public et la chaleur est exclusivement utilisée pour une installation servant à produire des pellets de bois.  


Le masterplan pour la biomasse

La masterplan pour la biomasse relève le potentiel de biomasse inutilisé d’une région. Les poten-tiels découverts servent ensuite à élaborer un catalogue de mesures. De nombreuses villes de RP dont Coblence, Mayence et la circonscription d’Ahrweiler ont déjà élaboré et réalisé un tel cata-logue de mesures.
À l’heure actuelle, environ 100 installations de biogaz agricoles sont exploitées. L’ensemble du biogaz produit est transformé en électricité et en chaleur dans des centrales de cogénération. L’utilisation accrue de la technique ORC pour la production d’électricité doit permettre d’utiliser la chaleur résiduelle et dès lors de produire davantage d’électricité. Il convient en outre d’examiner dans quelle mesure les plantes énergétiques sont appropriées comme culture inter-calaire afin de réduire la concurrence par rapport à la culture alimentaire.  


La situation dans la Sarre

En 2010, 49 GWh/a d’énergie électrique ont été produits au départ de la biomasse et 18,3 GWh/a au départ du biogaz dans la Sarre. Entre 2006 et 2010, la Sarre a connu une augmenta-tion de 26,6 GWh/a en ce qui concerne la production d’électricité en utilisant la biomasse. Cela correspond à une augmentation de 113 %. Le biogaz a également progressé entre 2008 et 2010. La quotité qu’il représente dans la production d’électricité a cru de 59,1 %, ce qui correspond à une progression de 6,8 GWh/a.


Les installations de biogaz de la Sarre se trouvent à Weiskirchen, Mettlach, Rehlingen, Oberthal, Losheim, Einöd, Wendelinushof, Dörrenbach et Münchweiler. La puissance électrique totale de ces installations est de 2 965 kWel. L’installation de biogaz de Merzig-Fitten a été lancée en avril 2011. Cette installation produit du biogaz comparable au gaz naturel. Ce biogaz de qualité com-parable au gaz naturel est injecté dans le réseau de transport de gaz naturel de la société OGE.  La puissance de cette installation de biogaz est de 2 000 kWel.


La situation en France


Première source d’énergie verte en France, la biomasse est souvent la grande oubliée des éner-gies renouvelables. Pourtant, son potentiel de croissance est aussi important que celui des éner-gies « concurrentes » que sont l’éolien, le solaire et même l’hydraulique. En effet, les ressources en biomasse sont très hétérogènes mais surtout abondantes. Plaquettes forestières, copeaux et sciures de bois, ordures ménagères, boues d’épuration, déchets de l’industrie agroalimentaire, etc. peuvent ainsi devenir des combustibles pour les centrales énergétiques. Les bioénergies de-vront à terme contribuer selon Xerfi à près de la moitié des efforts du pays en matière de déve-loppement des énergies renouvelables. A la condition que les pouvoirs publics mettent tout en oeuvre pour soutenir la filière.

L’implication des pouvoirs publics est en effet primordiale. Pour le moment, la production d’énergie biomasse progresse bien moins vite que l’éolien ou le solaire, selon cette étude. Les récents appels d’offres lancés par l’Ademe et la CRE suscitent également des interrogations. Ils ont certes rencontré un franc succès, eu égard au nombre élevé de projets sélectionnés par les deux organismes publics. Mais le taux de non-réalisation des investissements reste anormale-ment élevé.

Plusieurs raisons à cela :

Les problèmes de financement. Suite à la crise mondiale, les banques ont gelé en 2009 les crédits des porteurs de projets à faible assise financière, retardant de fait les mises en chantier. Les conditions d’accès au crédit se sont améliorées en 2010, mais les futurs ra-tios de solvabilité et de liquidité imposés aux banques en 2013 (Bâle 3) restreindront de nouveau l’accès aux sources de financement d’un certain nombre d’investisseurs. Ces nouvelles règles pourraient ainsi constituer un frein majeur à la construction de nouvelles capacités de production dans la biomasse ;

 L’accès complexe à la ressource, en particulier au bois ou aux déchets de bois. D’abord, les secteurs liés à la sylviculture sont encore peu structurés dans l’Hexagone. Ensuite, le transport du bois sur longue distance pose également le problème du bilan carbone dé-sastreux des projets et de l’explosion de leurs coûts. Dans ces conditions, la mise en place de contrats d’approvisionnement à long terme (20 ans) s’avère impossible. Cette forme de contrat est pourtant la norme chez les exploitants de centrales énergétiques ;

 Les difficultés des porteurs de projets pour modifier le cahier des charges, une fois les projets validés par les autorités. Ainsi, sur les 31 propositions retenues par l’Ademe l’an dernier, seuls 2 fonctionnaient fin 2010 et 14 autres étaient en construction. Quant au premier appel à projet de l’Ademe (BCIA 2009), son taux de non-réalisation atteint pour l’instant 25%.

Malgré tout, certains investissements sont réalisés. Les appels d’offres de la CRE (encadrement des investissements électriques) et de l’Ademe (production de chaleur) sont en partie trustés par les groupes des « utilities ». Les spécialistes des réseaux de chauffage urbains se montrent ainsi très offensifs, en particulier Cofely (GDF Suez) et Dalkia (Veolia Environnement et EDF). Poweo, ou des producteurs d’énergie verte comme Electrawinds (éolien), figurent également en bonne place.

Plaquettes forestières, copeaux et sciures de bois, ordures ménagères, boues d'épuration, dé-chets de l'industrie agroalimentaire, etc., sont autant de combustibles étiquetés biomasse, rap-pelle Xerfi. Celle-ci représente aujourd’hui plus de 50% de la production d'énergie verte en France, du fait de l'importance du bois de chauffage dans les foyers. La production d'énergie biomasse est assurée à plus de 80% par le bois énergie. De plus, précise le cabinet, plus d'un tiers de la production d'électricité issue des énergies renouvelables provient de la biomasse. Comme le rappelle Alcimed, « l'engouement pour cette énergie provient surtout des aides financières octroyées par l'Ademe (…) mises en place pour atteindre les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement ». Entre 2009 et 2012, l'Agence a ainsi consacré un milliard d'euros de subventions au programme Fonds Chaleur, dont environ une moitié est consacrée à la biomasse.

21.03.2013 Réussir la performance énergétique des bâtiments

21 mars 2013 – Colmar – "Réussir la performance énergétique des bâtiments : quelles solutions économiques et sociales dans le Rhin Supérieur ?"  En collaboration avec le Conseil...
[En savoir plus]

23.11.2012 « Laissez-vous inspirer : Des projets-phares montrent la voie »

Le réseau transfrontalier « Efficience d’énergie et Energies renouvelables-ENEFF » vous invite à la conférence organisée le 23 novembre au Dillinger Lokschuppen à Dillingen (Sarre). Sur le thème «...
[En savoir plus]

25.09.2012 Efficience énergétique et collectivités locales – Défis et enjeux pour l'avenir

Les collectivités locales doivent répondre au défi que l’Europe leur impose pour la protection du climat. Quel degré d’exigence ont-ils pour une production électrique abordable financièrement et...
[En savoir plus]